Serrurier : un métier mal encadré

Serrurier : un métier mal encadré qui a besoin d’un label !

Serrurier est un métier gratifiant : Dépanner en urgence un particulier bloqué dehors suite à une perte de ses clef, proposer avec honnêteté et une parfaite conscience professionnelle les meilleures solutions pour sécuriser une habitation, un magasin, ou les locaux professionnels, comme un bon dentiste refusant d’ arracher une dent, même si une couronne lui rapporterait d’avantage  …

Hélas, les agissements d’un certain nombre de professionnels de l’arnaque, très visibles sur Internet, discréditent toute la profession. Par conséquent, le métier souffre d’une mauvaise image auprès du grand public. Cela nuit au commerce des artisans serruriers, et le métier lui-même suscite de moins en moins de vocations. En conséquence, les artisans peinent à recruter ou à passer la main lors d’un départ en retraite.

Plusieurs facteurs peuvent être tenus pour responsable de la situation.

Un manque de sélection

L’accès au métier de coiffeur nécessite de justifier d’un CAP Coiffure, bien que nos cheveux repoussent ! Mais paradoxalement, comme il n’existe pas de réel CAP Serrurerie, un artisan serrurier n’est pas le seul à pouvoir se revendiquer de ce titre. Un bricoleur ou un escroc peut ainsi créer son entreprise, nuisant ainsi à l’installation sécuritaire de votre maison ou de vos locaux. C’est une honte !

Serrurier : des formations initiales inadaptées

serrurier

Il existe bien un CAP « Serrurier-Métallier » qui forme l’apprenti au travail du métal. Ce dernier saura donc souder, ou plier une feuille de métal ou un barreau. En revanche, cette formation ne le préparera absolument pas au métier de serrurier « de ville » devant assurer la pose de serrures de sécurité, le blindage de portes, ouvrir une porte claquée et autres dépannages. En effet, le terme de « Serrurier-Métallier » est hérité du temps lointain où le métallier fabriquait lui-même serrures et clés. Or, cette fabrication relève aujourd’hui du domaine de l’industrie de haute précision ! Ce manque de formation initiale conduit ainsi certaines sociétés à proposer des formations tous publics, à destination de futurs auto-entrepreneurs. Le « professionnel », formé en quelques jours, peut donc se revendiquer « serrurier » sans avoir suivi de formation longue par le biais de l’apprentissage.

Un manque de certifications du métier de Serrurier

Enfin, il n’existe pas actuellement de titre protégé, ou de certification officielle.  En effet, rien ne permet actuellement au grand public de distinguer un artisan serrurier de confiance, d’un dépanneur formé en quelques jours, et autres bricoleurs. Aucune certification n’existe non plus pour reconnaître les compétences techniques des vrais professionnels.

L’absence de titre reconnu est ainsi à l’origine d’abus :
– les dépanneurs arnaqueurs qui se déclarent serruriers alors que leur seul et unique objectif est de profiter d’un état de faiblesse du client bloqué dehors à 23h ;
– les bricoleurs, mis en avant par les « 
sites d’Ubérisation » de la profession qui pour des prix dérisoires seront mandatés pour la sécurité de vos biens.

En résumé, le manque de contrôle lors de l’entrée dans le métier, l’offre de formation initiale inadaptée, et l’absence de certification officielle, sont grandement préjudiciables à cette profession. Ceci peut en expliquer les dérives actuelles et son manque de reconnaissance.

Nécessité d’un Label des meilleurs serruriers

Un meilleur encadrement du métier par les pouvoirs publiques est donc urgent. En attendant, c’est aux artisans eux mêmes de s’organiser pour faire reconnaître leur savoir-faire  et leur déontologie… C’est dans cette logique que se développe le premier label qualité des artisans de la sécurisation des biens, pour distinguer le serrurier de confiance de l’arnaqueur. Baptisé « Serruriers-de-France » (www.Serruriers-de-France.com), ce Label a vu le jour à l’initiative de la société MesClefs.  Il est attribué à des artisans de confiance, expérimentés, reconnus par des fabricants de serrures, et identifiés pour la qualité de leurs prestations. Ce Label de qualité est également promu par des avis clients, qui rappellent l’ancienne publicité par le bouche à oreille ! Ainsi, es avis contribuent à la notoriété sur Internet des meilleurs professionnels.